Un juge de la Cour Pénale Internationale de
la Haye a ordonné la remise en liberté de Thomas Lubanga, ancien chef de guerre
congolais poursuivi notamment pour enrôlement d’enfants soldats dans l’Ituri.
Toutefois, cette décision n’est pas encore exécutoire dans la mesure où elle
peut faire l’objet d’un appel dans un délai de cinq jours et, entre-temps.
D’ici là, Lubanga restera en prison.
Le 13 juin dernier, la cour avait suspendu
toutes les procédures contre lui, faisant valoir que |
Thomas Lubanga à la Haye
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la défense n’avait pas eu
accès à tous les documents qui auraient permis un procès juste et été
équitable. Thomas Lubanga, premier inculpé de la CPI, sera-t-il remis en
liberté avant même que son procès débute ? « Il y a un grand désarroi
auprès des victimes, il y a une grande avancée au niveau de la défense de
Lubanga », a expliqué Me Hervé Diakiese, avocat à la Cour pénale
internationale.
Interpellé en Belgique à
la requête de la CPI, l’ancien vice-président de la RDC Jean-Pierre Bemba fait
valoir, lui aussi, des vices de formes dans la procédure engagée contre lui.
Toutefois, Me Diakiese a fait remarquer que M. Bemba se retrouve sous un mandat
d’arrêt du procureur, mais dans un pays tiers. Par ailleurs, « Lubanga se
trouve dans une procédure post-confirmation des charges (…) alors que Bemba ne
se trouve même pas encore dans une notification formelle des charges », a
expliqué Hervé Diakiese.