Les autorités marocaines
ont annoncé, mercredi, avoir démantelé un réseau terroriste lié à Al Qaida. Ce
réseau, dont les 35 membres ont été interpellés dans plusieurs villes
marocaines, aurait envoyé une trentaine de kamikazes en Irak et en Algérie,
disent-elles. C’est le deuxième plus important coup de filet dans le Royaume
chérifien, en 2008, après celui annoncé le 25 février dernier, et qui mettait
en cause également 35 personnes membres du réseau dit « cellule Belliraj.»
Depuis les attentats de
mai 2003, qui avaient fait 45 morts à Casablanca, le Maroc a réussi à mettre en
échec une cinquantaine de projets terroristes. De son côté, hier, l’Algérien
Abdelmalek Droukdel, l’émir ou leader du groupe Al Qaida au Maghreb islamique,
a menacé de s’en prendre aux intérêts américains en Afrique du Nord et en
particulier en Algérie. Droukdel accuse Washington et d’autres
puissances occidentales de chercher à contrôler les ressources énergétiques de
la région. Ce mouvement est issu du Groupe salafiste pour la prédication et le
combat, le GSPC, qui est également actif en Mauritanie et qui a ciblé la
Tunisie en décembre 2007.
Al Qaida a
« récupéré des réseaux qui existaient déjà, des gens qui militaient déjà
dans le GIA, par exemple, et qui se sont déconnectés un petit peu des luttes
nationales, qui se sont marginalisés, et qui ont décidé d’accrocher leurs
wagons à la locomotive al Qaida », a expliqué Olivier Roy, chercheur
au CNRS à Paris.