Le président George Bush et son homologue
russe Dmitry Medvedev se disent unis dans les efforts visant à persuader Iran
de cesser son programme d’enrichissement d’uranium, mais divisés au sujet de la
question du bouclier antimissile. La rencontre entre les deux leaders, en marge
du sommet du G8, était la première depuis la prise de fonction du président
Medvedev, en début d’année.
Le chef de l’exécutif américain dit de son
homologue que c’est un homme intelligent, confiant, qui dit ce qu’il pense. Et
bien qu’il lui reste moins de 200 jours
à la Maison Blanche, George Bush a assuré que le président Medvedev et
lui peuvent encore œuvrer ensemble pour le bien commun. « Il y a
d’importants dossiers, comme l’Iran. C’est un sujet sur lequel la Russie et les
Etats-Unis ont collaboré étroitement par le passé et continueront de le faire
pour persuader le régime iranien de renoncer à son désir d’enrichir de l’uranium »,
a-t-il expliqué.
Les Etats-Unis et nombre de leurs alliés sont
persuadés que l’Iran veut mettre au point des armes nucléaires. Téhéran assure,
de son côté, qu’il enrichit de l’uranium
pour le besoin purement civil de produire de l’énergie.
Les leaders doivent continuer de travailler
ensemble pour que la Corée du Nord démantèle son programme d’armes nucléaires,
a dit M. Medvedev. Le président russe a réitéré son opposition au projet
américain de déployer une station de radar en République tchèque et jusqu’à dix
missiles intercepteurs en Pologne.
Dmitry Medvedev a, par ailleurs, révélé avoir
discuté avec son homologue américain des relations avec la République de
Géorgie. Les Etats-Unis veulent que cette ancienne république soviétique
rejoigne l’Otan, alors que la Russie appuie des séparatistes dans les
républiques géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Le président Medvedev a dit qu’il tentera
d’intensifier le bon dialogue avec l’administration Bush pour les mois qui lui
reste. Il se dit persuadé de pouvoir bâtir sur les relations Etats-Unis-Russie
avec le prochain leader américain.