Le démocrate Barack Obama et le républicain John
McCain s'apprêtent entamer chacun une tournée à l'extérieur, avec l'espoir de
glaner des voix à l'intérieur. Ce sera le tout premier
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Barack Obama en campgane dans l'Etat de Géorgie
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voyage à l'extérieur de
Barack Obama depuis qu'il a décroché l'investiture du parti démocrate. Le
sénateur de l'Illinois se rend en Europe, en Israël, dans les territoires
occupés de Cisjordanie, ainsi qu'en Irak et en Afghanistan. Son adversaire
républicain, le sénateur John McCain de l'Arizona, lui, a récemment séjourné en
Colombie et au Mexique. Avant de devenir le candidat républicain présumé, il
s'était rendu en Afghanistan et en Irak.
En prévision de son séjour en Allemagne,
l'équipe de Barack Obama avait proposé
la célèbre porte de Brandebourg, à Berlin, pour son discours.
« Cette porte a été un le lieu de discours cruciaux de présidents
américains, de Kennedy à Reagan », rappelle le stratège démocrate Tad Levine. Le choix de ce monument berlinois a provoqué
une vive controverse au sein du gouvernement allemand concernant son
utilisation dans une campagne présidentielle américaine.
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| John McCain à Mexico le 2 Juillet 2008 |
Pour Tad Devine, cette controverse illustre
les risques potentiels qu'encourent les
candidats quand ils se rendent à l'étranger en pleine campagne électorale.
« Chaque jour que vous passez à l'étranger représente un jour de moins de
campagne dans un Etat-clé, un jour devant des électeurs qui pourraient décider
de l'issue du scrutin ici », a souligné le stratège démocrate.
Qu'à cela ne tienne, les sénateurs Obama et
McCain sont persuadés que leurs rencontres avec des dirigeants étrangers
amélioreront leur côte de popularité auprès des électeurs. Cela concerne
particulièrement le sénateur Obama, qui est très nouveau sur la scène
politique, explique Stephen Hess de la Brookings Institution, un cercle de
réflexion de Washington.
De l'avis des experts, les sorties à
l'étranger des candidats répondent aux préoccupations croissantes des électeurs américains.
« Je pense que les Américains, indépendamment de leur idéologie, se
préoccupent beaucoup de la manière dont les Etats-Unis sont perçus. Ce
n'est pas que nous voulions être aimés tout le temps, mais les Américains
pensent que nous devrions au moins être respectés et vus comme une force
constructive », explique Rick Barton du Centre d'études stratégiques
internationales de Washington.