Le parlement sénégalais a adopté, mercredi,
cinq lois constitutionnelles dont une permettant
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| Hissène Habre |
de juger l'ex-président
tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité et réfugié au
Sénégal depuis 1991. Cette loi précise que le principe de non-rétroactivité de
la loi pénale ne s'oppose pas à la poursuite, au jugement et à la condamnation
de tout individu accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
Le
Sénégal a été mandaté par l'Union africaine en juillet 2006 pour organiser le
procès Hissène Habré. Mais ce pays est régulièrement critiqué par des
organisations de défense de droits de l'Homme et des victimes pour sa lenteur à
faire évoluer le dossier.
Une des lois adoptées « permet au
Sénégal de se conformer au droit international pour juger l'ancien président
tchadien Hissène Habré », estime Human Rights Watch, ajoutant qu'elle « lève
tout obstacle au jugement de Hissène Habré. »
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Des députés à l'Assemblée nationale sénégalaise |
« Le Sénégal, aujourd'hui, a réuni toutes les conditions pour
permettre aux tribunaux sénégalais d'être compétents et de juger non seulement
Hissène Habré, mais également de se permettre d'ailleurs de juger tous les
auteurs de génocide, crimes de guerre, crimes contre l'humanité », se
félicite, de son côté, Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour
la défense des droits de l'Homme (RADDHO) basée à Dakar.
Notant que le Sénégal a déboursé un milliard
de francs CFA pour l'organisation de ce procès, M. Tine a assuré que les
bailleurs de fonds attendaient un signal fort pour apporter leur concours.
L'avocate tchadienne Jacqueline Moudeina,
présidente de l'Association tchadienne de promotion et de défense des droits de
l'Homme a dit, pour sa part, que les victimes de Habré attendent au moins un début d'instruction. « Les victimes
meurent à un rythme inquiétant », a-t-elle expliqué.