Les données recueillies
par la sonde Messenger font mieux connaître Mercure
La sonde américaine
Messenger vient de survoler Mercure et ce second passage au dessus de la
planète la plus chaude et la plus petite du système solaire a permis de
photographier des régions jusque-là inconnues.
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Une photo de Mercure, prise par la sonde Messenger
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Ce second survol de
Mercure par Messenger, le 6 octobre dernier, a permis d’ausculter pour la
première fois l’Hémisphère occidental de la planète. Ces dernières semaines,
les astronomes de l’Agence spatiale américaine (NASA), ont analysé plus de
1.200 images qui sont venues compléter la collection rassemblée en 1974 et 1975
par une autre sonde américaine, Mariner 10. L'altimètre au laser placé sous
Messenger a également pu réaliser un relevé topographique qui a permis aux
scientifiques d’établir une corrélation entre les images à haute définition
recueillies et des mesures topographiques très précises.
Les photographies
prises lors du premier survol de Messenger faisaient apparaître des falaises
hautes de plusieurs centaines kilomètres, qui auraient été formées par des
mouvements de plaques tectoniques. Les nouvelles photos ont montré que la
surface de Mercure allie de vastes plaines volcaniques, des bassins géants et
d’innombrables cratères qui grêlent la surface. Il semblerait que la planète ait connu une immense activité
volcanique, un champ de lave atteignant 1.500 kilomètres cubes.
« Nous
pensons que la majorité de cette
activité est survenue au début de l’histoire de la planète », explique un
membre de l’équipe de Messenger, Maria Zuber. « Nous ne pouvons pas fixer
de date, faute d’échantillons des rochers. Mais nous pensons que l’activité
volcanique remonte à entre 3,8 et 4 milliards d’années », ajoute l’astronome de
l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT).
Messenger entrera en
orbite définitive autour de Mercure en mars 2011. « Tout le monde est
vraiment anxieux d’obtenir de vraies données » fait valoir Marilyn
Lindstrom, une scientifique qui travaille sur la mission. Mais avant d’en
arriver là, il y aura un troisième survol en septembre 2009. Ces passages sont
nécessaires pour permettre à la sonde d’user de la force gravitationnelle de
Mercure pour se placer en orbite.