Les procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ont
fait appel de la décision du tribunal international de La Haye de ne pas
inculper le président soudanais, Omar Hassan el-Béchir, en rapport  |
Le président Omar Hassan el-Béchir a déjà été inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour
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avec le
génocide au Soudan. Ils ont précisé détenir des preuves montrant que M.
el-Béchir avait mobilisé tout son gouvernement pour exterminer trois groupes ethniques
du Darfour - les Fur, Masalit et Zaghawa - sur une période de 6 ans.
En mars, la CPI a inculpé l'homme fort de Khartoum pour
crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, évoquant une campagne
systématique de viols, meurtres et autres violences contres des civils. Mais
elle avait estimé qu’on manquait de preuves pour l’inculper également de
génocide.
M. el-Béchir ne reconnaît pas la
compétence de la CPI. Lors de leur sommet en Libye la semaine dernière, les
chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine ont réaffirmé qu'ils
n'arrêteraient ni n'extraderaient le président soudanais s'il venait à se
rendre dans leur pays.