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Le procureur de la CPI en RDC pour son enquête sur Lubanga

09/07/2009

 

Luis Moreno-Ocampo, Prosecutor of the International Criminal Court (ICC), addresses a press conference at UN Headquarters in New York, 17 Jul 2008
Luis Moreno-Ocampo souligne que la CPI ne s'acharne pas contre les dirigeants africains
Le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo, est en visite dans l’Est de la République Democratique du Congo (RDC).
Hier il était à Bunia où il a entendu les différentes communautés dans le cadre de son enquête sur l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga. Joint par la Voix de l’Amérique, le procureur a réagi à la décision de l’Union Africaine (UA) la semaine dernière au sommet de Sirte en Libye de ne pas collaborer avec la CPI dans le dossier concernant le président du Soudan, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour.

« En fait, ils n’ont jamais vraiment discuté du fond du dossier, ils n’ont jamais dit  que el-Béchir est innocent, ils ont demandé au Conseil de sécurité de suspendre les poursuites. Il s’agit d’un débat entre l’Union Africaine et le Conseil de sécurité. Je ne vais pas m’immiscer dans le débat, je me concentre sur l’aspect juridique, je n’entrerai dans les considérations politiques » a déclaré M. Ocampo

Le procureur s’est par ailleurs expliqué sur les accusations selon lesquelles la CPI s’acharnerait sur les dirigeants africains. « Dans trois des dossiers sur lesquels je travaille, j’ai été saisi par des
Alleged Democratic Republic of Congo warlord Thomas Lubanga attends a public hearing in the Chamber I of the the International Court of Justice in The Hague, The Netherlands, Jan 2007
M. Ocampo a recueilli des témoignages concernant l'ancien chef de guerre Thomas Lubanga
dirigeants africains, les présidents de l’Ouganda, de la RDC et de la Centrafrique. Dans le cas el-Béchir, c’est le Conseil de sécurité qui a demandé mon intervention. Où est donc mon parti pris ? » s’interroge M. Ocampo.

Interrogé sur les autres dossiers sur lesquels il travaille, le procureur de la CPI a cité la Colombie, l’Afghanistan, la Géorgie et le Kenya. Concernant ce dernier pays, il a confirmé avoir reçu des mains de l’ancien secrétaire général de l’ONU Koffi Annan une enveloppe scellée contenant la liste des suspects présumés des violences post-électorales. M. Ocampo a declaré à la VOA que le gouvernement kenyan dit vouloir les traduire devant la justice nationale mais si le parlement s’y oppose, ajoute-t-il, le gouvernement saisira la CPI.


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