Les médias iraniens ont diffusé
le tir d'un missile de type Shahab-3 d'une capacité de près de 2.000 km,
c'est-à-dire capable d’atteindre Israël tout comme l’Europe méridionale et la
plupart des pays arabes, ainsi que certaines bases militaires américaines.
Selon certains analystes
occidentaux, l’un des missiles serait capable de porter une ogive nucléaire,
même si Téhéran a tenu à souligner que ces essais avaient surtout un caractère défensif.
Rappelons qu’Israël a, de son
côté, procédé cette année à l’essai du missile Arrow-2, censé protéger l'État hébreu contre
les Shahab-3.
Les essais de missiles iraniens, qui ont commencé
dimanche, ont inclus également des tirs de missiles de courte et moyenne portée.
Ils ont eu lieu deux jours après que Téhéran ait annoncé publiquement qu’il
construisait un nouveau site
d'enrichissement d'uranium. Le gouvernement iranien avait conclu que les
agences du renseignement étrangères connaissaient déjà l’existence de l’usine depuis
plusieurs années.
L'Iran a démenti avoir caché
quoi que ce soit, et a fait valoir que le complexe en question n’était pas suffisamment
développé pour que le gouvernement soit obligé d’en dévoiler l’existence. Les
grandes puissances ne sont pas tout à fait d’accord, et ont brandi la menace de
nouvelles sanctions si les pourparlers prévus jeudi à Genève sur le dossier
nucléaire iranien échouent. A noter néanmoins que la Russie a appelé la
communauté internationale à faire preuve de retenue.
Téhéran affirme avoir le droit
de développer l’énergie nucléaire à des fins civiles, un point sur lequel les
pays occidentaux sont d’accord. Mais l’Agence internationale de l’énergie
atomique (AIEA) souhaite un meilleur accès aux installations iraniennes, pour
s’assurer qu’elles ne cachent pas un programme d’armement.

