Le Botswana, un nouveau Hollywood ? Mais oui, le pays se permet d’y rêver grâce
au tournage de la série « The No. 1 Ladies' Detective Agency », qui a été
portée au petit écran par l’américain HBO et la BBC. Elle retrace les aventures
de Precious Ramotswe, l'héroïne des best-sellers de l’écrivain d’origine écossaise
Alexander McCall Smith, qui était né dans l’ancienne Rhodésie, aujourd’hui le Zimbabwe.
McCall Smith a décrit dans une dizaine
d’ouvrage les enquêtes de Ramotswe, détective botswanaise aussi perspicace que
calme, mariée à un mécanicien et mère de deux enfants adoptifs.
Dans la série télévisée, filmée à Gaborone,
c’est Jill Scott qui interprète Precious Ramotswe. Mais ce n’est pas tellement la réputation de
cette actrice et chanteuse américaine de soul, R&B, et jazz, qui a créé la
sensation au Bostwana. C’est plutôt le fait que le tournage de la série a servi
en quelque sorte d’embryon à l’industrie du cinéma du pays, le gouvernement ayant
décidé d’investir 5 millions de dollars dans le secteur, pour faciliter ce
tournage, et d’autres.
« Je crois qu'il y a toutes sortes de
choses que l'on peut faire dans ce pays à cause de sa stabilité, et du fait que
les investissements y sont très intéressants. C'est un endroit très attrayant
pour les investisseurs. Pourquoi pas dans les films ? » s’interroge
l’écrivain McCall Smith.
Le gouvernement botswanais a décidé qu’il
fallait absolument que la série soit tournée dans le pays.
« Nous avons
vraiment voulu que ce soit tourné au Botswana parce que nous avons vu les
avantages qu’il y avait à rester authentique » explique Myra Sekjororoane, directrice du conseil du
tourisme botswanais.
Résultat : alors
que peu de gens songeaient à faire escale dans le pays, les touristes affluent.
D’autres sociétés ayant décidé de filmer également au Bostwana, de nouveau
emplois sont maintenus.
« C'était une
très bonne occasion pour la population locale de recevoir un peu de formation
et la société Weinstein Company a fait très attention d’offrir des opportunités
à la population locale pour qu’elle apprenne vraiment à tourner des films, pour
laisser sur place un grand nombre de gens formés » explique M. McCall
Smith.
Parmi ceux qui se
permettent de rêver de l’avenir du cinéma au Bostwana : le directeur de
l’African Insight Tour, société qui organise des circuits ou tours en Afrique
australe, Tim Race.
« Nous avons Hollywood, nous avons Bollywood et nous avons
maintenant Kgalewood, qui est le centre de l'industrie du cinéma de Botswana...
dans les rêves de certains » affirme M. Race.

