Un kamikaze s’est fait
sauter dans une ville de la province du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est de
l'Iran, à la frontière avec le Pakistan. Six commandants des Gardiens de la
révolution ont été tués, ainsi qu’au moins 35 autres personnes. On signalait
des dizaines de blessés.
Le kamikaze a fait
détonner sa bombe lors d’une réunion entre Gardiens de la révolution et des
dirigeants des communautés sunnites et chiites. Selon certains média iraniens, le
groupe des Joundollah (« Soldats de Dieu ») a revendiqué
l'attentat-suicide, mais ce mouvement armé sunnite n’a fait aucune déclaration.
De son côté, le
ministère des Affaires étrangères iranien a déclaré que les auteurs de
l’attaque étaient venus du Pakistan. Le Président Mahmoud Ahmadinejad a juré de
faire appréhender et punir les responsables de ces violences.
A Washington, le porte
parole du département d’État américain, Ian Kelly, a condamné l’attentat, le
qualifiant d’acte de terrorisme. Il a démenti catégoriquement que les États-Unis
soient impliqués dans cette affaire.

