Des responsables de l’Union
européenne (UE) affirment que les pays membres de l’organisation ont décidé d’imposer
un embargo sur les armes contre la Guinée, en réaction à la répression
sanglante de manifestants fin septembre à Conakry.
D’autres sanctions
ciblées ont été décidées contre des membres de la junte au pouvoir à Conakry,
dont un gel des avoirs et des restrictions de visas.
Ces sanctions
devraient être approuvées par les ministres des Affaires étrangères de l’UE
lors d’une rencontre la semaine prochaine au Luxembourg. La Communauté
économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a également décrété samedi un
embargo sur les armes contre la Guinée, évoquant les violations massives des
droits humains commises à Conakry où, selon des témoins et groupes de
protection des droits humains, au moins 157 personnes ont été tuées dans un
stade de la capitale.
Par ailleurs, l’ONU a
déclaré mercredi avoir obtenu le soutien de la junte à la mise en place d’une
commission d’enquête sur les événements de fin septembre à Conakry.

