Le médiateur de la CEDEAO pour la crise nigérienne, l’ancien président nigérian Abdussalami Abubakar, a reçu,  la semaine dernière, une délégation progouvernementale, puis celle des représentants de  l’opposition nigérienne, qui vient juste de rentrer à Niamey. L’opposition continue de réclamer un retour à l’ordre constitutionnel comme préalable à tout dialogue avec le gouvernement. 

« Nous ne pouvons pas nous accommoder des choses que nous avons refusées lorsqu’elles avaient été faite »,  a expliqué Mohammed Bazoum, numéro deux du PNDS, principal parti d’opposition. Qualifiant d’illégales les décisions prises par le président Mamadou Tandja – notamment l’organisation du référendum, Mohammed Bazoun explique que toute négociation doit avoir pour but d’amener le chef de l’Etat nigérien à revenir sur ces actes et à l’ordre constitutionnel.