Les sociétés américaines font de plus en plus d’efforts pour recycler les appareils électroniques qu’elles mettent en vente, une fois périmés, cassés, ou jetés –
d’autant qu’on les responsabilise de plus en plus de leur impact
environnemental.
Le principe
pollueur-payeur consiste à faire prendre en compte par chaque acteur
économique l’impact négatif sur l’environnement de son activité. Si ce principe
est largement appliqué en Europe, ce n’est pas encore le cas aux États-Unis.
Néanmoins les géants de l'électronique américains vont de
plus en plusau-delà de la production d’appareils
polluant le moins possible, pour s’intéresser davantage au recyclage.
L’adoption de lois de plus en plus contraignantes ne leur laisse guère de
choix. Dans l’État de Washington par exemple, une nouvelle législation
responsabilise aujourd’hui les sociétés.
« C’est une loi sur la
responsabilité du fabriquant, qui soulage le contribuable », explique John Friedrick, responsable du programme de recyclage des
déchets électroniques de l’État.
Le programme de recyclage des
déchets par les fabricants a commencé il y a un an dans le Washington, et a
permis de récolter plus de 20 tonnes de déchets électroniques. La note est
assez salée : 10 millions de dollars pour les sociétés. En Europe, on fait
valoir que le recyclage permet également de récupérer des métaux qui se font de
plus en plus couteux, mitigeant le coût de l’opération.
« En gardant les déchets sur
place, en les recyclant sur place et en récupérant ces métaux, nous protégeons
l'environnement. En même temps, nous aidons à constituer des stocks de réserve
pour nos industries »déclare Klaus
Koegler, responsable de la Direction générale de l’environnement à la
Commission Européenne.
A noter que le principe pollueur-payeur ne fait pas
l’unanimité au sein des sociétés, et que certaines ont saisi les tribunaux aux États-Unis,
dans l’espoir de ce décharger de leurs responsabilités.

